La Passerelle - 88 grande rue de St Clair - Caluire
Culte et catéchèse -  samedi de 10 h à 12 h

Atelier Français pour étrangers

Depuis quelques semaines, un nouvel atelier a démarré à La Passerelle. Devant la demande croissante dans le domaine de l'apprentissage ou perfectionnement en français de la part de membres ou sympathisants de La Passerelle d'origine étrangère, ce nouvel atelier se déroule chaque semaine, le mardi de 15h à 17h.

Si vous souhaitez vous inscrire ou si vous pouvez apporter votre aide ponctuelle pour les cours, contactez Cécile (06 65 67 02 12).

Edito d'avril

Je m’aime un peu, beaucoup, passionnément … pas du tout !

 Il faut vraiment s’aimer beaucoup ou très peu, pour se prendre en photo sous toutes les coutures, dans toutes les circonstances (y compris les plus banales) et poster ça sur Facebook ou Insta tous les jours ou presque. Avant, on appelait ça un autoportrait. Aujourd’hui, on dit Selfie. Et ce n’est pas ou plus une mode. Parce qu’une mode, ça passe, ça disparaît. Mais le selfie, lui, dure. Il s’affiche partout, quitte à se répéter à l’infini.

Et c’est peut-être ce qui le distingue de l’autoportrait. Sous-entendu, l’autoportrait peint. Regardez ceux d’Elisabeth Vigée-Lebrun : ils ne sont jamais identiques, dévoilant chaque fois une facette différente de la femme, de la mère ou de la peintre. Il fallait du temps pour faire aboutir le travail. Pas question de faire deux fois la même chose ! Scrutez à présent les autoportraits de Rembrandt : non seulement ils sont tous différents mais ils ne cachent aucun défaut, aucune vérité du visage. Il s’agit moins de se montrer sous son meilleur jour que de sonder son âme toujours plus profondément.

Le selfie, lui, ne se préoccupe ni de transmettre une vérité, ni d’être sincère, ni de se faire connaître de son interlocuteur, si ce n’est pour séduire. Il est tout entier tourné vers soi, vers l’image que nous voulons entretenir à nos propres yeux et renvoyer au monde. Le geste effectué pour faire un selfie en dit d’ailleurs assez long. Je n’ai pas besoin d’une intervention extérieure, d’un regard extérieur, il me suffit de me tourner vers moi-même. A répétition, ce geste interroge : est-ce par orgueil que certains aiment tant se montrer, ou est-ce par désespoir que d’autres espèrent ainsi peupler leur désert affectif ?

Se regarder soi-même, se regarder trop, c’est un danger contre lequel nous mettait déjà en garde la mythologie grecque avec l’exemple de Narcisse. A trop s’aimer, le beau jeune homme finit par se noyer dans son reflet. La Bible dit la même chose dans d’autres termes, parce qu’elle utilise le vocabulaire de l’idolâtrie. D’accord, c’est peut-être un peu fort, mais ça fait réfléchir, non ?

Claire Bernole         

Atelier pour'elles

Le 10 mars, les femmes se sont retrouvées pour célébrer leur journée, avec 48 heures de décalage, avec le visionnage d’une série de courts métrages sur des thèmes qui les touchent particulièrement. Un moment qui s’est prolongé, comme il se doit, par des échanges autour d’un goûter !

Prochaine rencontre : Cuisine le 28 avril après-midi.

Infos et inscriptions auprès de Claire (06 28 34 61 09)

Des ateliers pour servir

Cette année encore, "La Passerelle" propose des ateliers au service de la population de Caluire. Au programme, Atelier informatique, chorale intergénérationnelle, orchestre de jeunes, zumba, premiers secours, anglais, soutien scolaire… Un place pour chacun peu importe son niveau. N’hésitez pas à nous contacter si nécessaire.